Ca faisait longtemps que je n’avais rien publié, mais bon, pour le peu de personnes qui doivent lire mon ptit blog sans prétention, ce n’est pas grave.
Je pose mes pas … drôle de titre pour un drôle de sentiment, qui dure depuis quelques années et perdure.
Un sentiment, une sensation ou un manque de sensation, un vide, un semblant d’inachevé.
Je pose juste mes pas, l’un après l’autre, j’avance sans avancer, sur un chemin tout tracé, terne. J’ai laissé mes rêves, au bord d’un croisement, quand j’ai pris le mauvais chemin et dieu sait que j’ai tendance à prendre toujours la mauvaise voie. J’ai donc laissé mes rêves, la lassitude me tenait fermement, j’ai sûrement baissé les bras, à ce moment-là.
Je suis en train de lire ce que je viens d’écrire et je pense qu’on pourrait avoir l’impression que je suis dépressive. Non, pas du tout. J’ai quand même des moments de joies. J’ai des supers amis (hein, ma Yukinette ? ^^), j’ai un neveu qui adore embêter sa tata (T.T), au mois de Septembre, je vais vivre un moment fort, que je ne pensais pas voir venir un jour, je pars 3 semaines au Japon. Le Japon, j’ai l’impression que c’est trop beau pour être vrai !
J’allais dire que c’était un de mes plus grands rêves et on peut trouver cela contradictoire.
Lorsque je parlais plus haut de rêves, il s’agit de tout ce qu’espère une femme. Ces rêves dont on nous a empli la tête, conditionné depuis la plus petite enfance. Un super “mari” (quoique je suis légèrement contre le mariage, mais bon… c’était juste le cliché habituel), des enfants, un chez soi, une sensation d’appartenance mutuelle, une osmose, l’âme soeur, …
Malgré tous mes sourires, mes bravades devant les autres, les supers phrases que j’ai l’habitude de lancer lorsqu’on me pose les questions fatidiques, celles qui font mal et qui nous fait se demander si on est inapte à vivre à deux, inapte pour avoir un sentiment durable, inapte à la normalité.
J’entends les gens qui me poussent à faire des rencontres, mais je n’ai pas envie de foncer, la tête la première, dans la première relation pour ne pas être seule, pour ne plus sentir cette sensation de vide, cette sensation d’être incomplète, un peu morte, à l’intérieur.
Avant d’aimer, il faut peut-être déjà s’aimer soi-même. Je ne parle pas de se vouer un culte, d’avoir un égo surdimensionné, mais juste de s’accepter, de se dire qu’on est peut-être pas mal, qu’on a des atouts, du charme, un je ne sais quoi qui peut retenir l’attention.
Il est possible d’attirer l’attention mais le retenir et le pérenniser est une autre histoire.
J’ai encore bien du chemin à faire. On dit qu’il ne faut jamais regarder en arrière, qu’il faut avancer, toujours regarder devant soi, mais je pense que, pour retrouver ce moi perdu, cette innocence, cette joie de vivre sincère, il va falloir que je refasse un tour en arrière, que je trouve le moment, l’instant précis où tout a dérapé, où une partie de mon âme s’est évaporée.